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Palmier voyageur,

Juin 2016,

terre de soufflenheim et terre de st amand, colorés, émaillés, métal soudé, rouillé, cheveux synthétiques collés, résine

269 x 120 x 80 cm

À travers la vitre du taxi, sur le tableau de bord en plastique écrit au posca « on ne peut durer »…

Il s’agit de déconstruire un exotisme par un traîtement de la nature comme experience, entrevoir celle qui hante nos sociétés, une nature fabriquée semi-réelle ou la carte postale a de s’effondrer. Le palmier présente à nouveau une nature séduisante presque rebutante car souillée comme l’entend George Bataille.

L’ogive du tressage une fois modelé en céramique reluisante prend un tournant érotique, puis les feuilles oscillent vers une coiffe d’apparat en cheveux provenant d’épiceries africaines. Le métal du tronc est récupérré de bassines abandonnées, de rebus métalique réassemblées selon leurs teintes brulés par le soleil.

Le palmier tout puissant prend le rôle d’un humain, jusque faire douter des genres, tel un arbre totémique fertile.  Il devient emblèmatique d’une femme forte, être humain endurci, fait d’une grande résilliance.